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Quel est le meilleur conseil que vous ayez jamais reçu?

Cela fait toujours du bien de relire ces conseils. Bien sûr, ils sont le plus souvent basiques, évidents mais nous oublions si souvent l’évidence, nos bases. Nous nous éloignons si souvent du simple bon sens. Profitons de cette période de début d’année, propice à la réflexion et à la connexion aux émotions liées à notre enfance, pour établir notre propre liste des 3 conseils les plus importants que nous avons reçus dans notre vie. Qu’avons-nous fait de ces conseils ?

Nous vous souhaitons une merveilleuse année 2017 pleine de rencontres enrichissantes, d’accomplissement professionnel, d’échanges d’affection et d’émotions positives!
L’équipe ASCO

« Je crois que le meilleur conseil qu’on m’ait donné, c’est “il faut essayer, vas-y”. Parfois il faut faire des choix  : est-ce qu’on se lance dans une formation ou dans quelque chose qui est assez indécis, original, qui sort de l’ordinaire ? Alors, je pense en ces mots  : si ça se présente de manière intéressante, il faut y aller. » 
Cédric Villani, 43 ans, mathématicien

« Pourquoi tu ne tenterais pas ?”, c’est sûrement cette question qui a eu le plus d’impact dans ma vie. Que ce soit tenter des concours, tenter d’aller aux Etats-Unis ou postuler chez PayPal alors que je n’avais pas les qualifications pour le poste… Le conseil à en tirer n’est pas aussi bateau que “crois en toi”, mais plutôt : “ Quel est le pire qui puisse arriver ? ” Tu verras, le pire, ce n’est pas grand-chose. Quel est le pire qui puisse arriver si tu postules à cette offre ? Si on te dit non, est-ce que ta vie s’arrêtera ? Non. » 
Paul Duan, 24 ans, Bayes Impact

« Mon préféré, c’est  : Si tu n’abandonnes pas, tu ne peux pas échouer.” Je ne sais plus qui m’a dit cela, mais j’y crois profondément. »
Marita Cheng, 27 ans, 2Mar Robotics (Australie)

« Un de mes professeurs de Stanford m’a dit  : Posez-vous cette question  : si vous aviez un travail que vous ne souhaiteriez jamais quitter, lequel serait-ce ?” Pour moi, c’est une activité porteuse de tellement de sens qu’on voudrait ne jamais prendre sa retraite. » 
Ben Rattray, 36 ans, Change.org (Etats-Unis)

« Quand j’étais petite, mon père me ­disait : Ce n’est pas un sprint, c’est un parcours d’endurance.” Une carrière se construit dans la durée, de nombreuses possibilités émergent au fur et ­à mesure, c’est enthousiasmant. » 
Laure Courty, 38 ans, Jestocke.com

« Je ne citerai pas un bon conseil mais un mauvais  : ma mère m’a toujours dit qu’on ne pouvait pas tout faire. C’est complètement faux ! On peut absolument tout faire si l’on en a envie. » 
Thomas Samuel, 35 ans, Sunna Design

« Mon père m’a transmis l’idée qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions  : il y a simplement des décisions qui sont prises, et qui sont prises à temps. C’est-à-dire qu’attendre avant de prendre une décision est en soi une décision. » 
Marie Ekeland, 41 ans, Daphni

« Ma grand-mère m’a toujours recommandé d’accompagner les plus faibles. C’est quelque chose que je garde en tête : il est essentiel de se demander ce que l’on peut apporter aux autres. » 
François Taddei, 49 ans, directeur du centre de recherches inter­disciplinaires de Paris-descartes

«  S’ouvrir au monde mais aussi s’ouvrir à l’autre par le dialogue et l’écoute. Bouger, parler des langues différentes, lire. Lire tout. » 
Joël de Rosnay, 79 ans, prospectiviste

« Le conseil qu’on m’a donné est de ne pas lâcher mes rêves. Les premières intuitions sont les bonnes : si quelque chose vous paraît vraiment évident à 16 ans, ce n’est pas pour rien. Cependant, la vie est longue. Pas la peine de se mettre la pression, l’essentiel est de ne pas oublier ses rêves. » 
Pandora Samios, 30 ans, Smarty Crew

« Mes parents ne m’ont jamais donné de conseil d’orientation : ils m’ont laissé complètement libre de mes choix. Je crois qu’ils m’ont fait confiance et ont pensé que j’avais la maturité nécessaire pour faire ce dont j’avais envie et avancer dans la vie. Je ne les en remercierai jamais assez. » 
Xavier Niel, 49 ans, Free

« Ne jamais cesser d’apprendre, ­ne jamais penser que l’on a fini son développement. On apprend des autres, des livres, des magazines, des amis, ­d’Internet. La connaissance est une quête infinie. » 
Ory Okolloh, 39 ans, Omidyar Network (Kenya)

« Un ami m’a fait une remarque qui me sert tous les jours  : “Tu es la personne qui aura le plus d’impact sur ta vie, donc tu as intérêt à t’en occuper.” » 
Frédéric Mazzella, 40 ans, Blablacar

« Le meilleur conseil que j’ai reçu d’un professeur était de me demander  : “Pourquoi est-ce que je fais ceci ? Pourquoi ai-je écrit cette ligne sur un papier ? Pourquoi ai-je dit ce que je viens juste de dire ?” Toujours se demander pourquoi pourquoi pourquoi. » 
Aimée van Wynsberghe, 35 ans, Responsible Robotics (Pays-Bas
)

« Quand j’ai choisi de quitter une profession informatique bien payée pour me lancer à Emmaüs, j’avais un peu une appréhension : “Que va-t-il se passer si, dans cinq ans, je ne suis pas heureux ou si financièrement c’est difficile ?” Mon père m’a dit  :“Ce qui compte, plus que ton parcours, c’est ta capacité à rebondir. Tant que tu auras cette capacité, fais les choix que tu veux et tu t’en sortiras.” » 
Charles-Edouard Vincent, 45 ans, Lulu dans ma rue

« Le meilleur conseil est d’avoir ­confiance. Sans confiance, il est très ­difficile d’avancer et de dépasser ses ­propres limites. Ce conseil, je l’ai reçu, mais pas verbalement  : Denise, qui a beaucoup compté dans mon enfance, en particulier lorsque j’étais en orphe­linat, m’a par son accompagnement montré que l’on pouvait être issu d’un tel milieu et pourtant aller au-delà de ce qui représentait sa voie toute ­tracée. » 
Bertin Nahum, 47 ans, Medtech – Zimmer

« Après la 2de, je fuyais un peu mes responsabilités. On m’avait orienté vers la série C, celle des meilleurs, et moi je voulais faire la D, par facilité. Un jour de marché, j’ai rencontré le professeur qui m’avait donné le goût du français. Il m’a mis la main sur l’épaule et m’a dit qu’il faut faire selon ses capacités et ne pas se défiler. » 
Sénamé Koffi Agbodjinou, 36 ans, fondateur de Woelab

« Le meilleur conseil qu’on m’a donné est venu de mon directeur de thèse. Quand il m’a donné mon sujet, j’étais comme deux ronds de flan, sans savoir quoi faire. Il m’a regardé avec un beau sourire et m’a dit : “Lisez.” » 
Pascal Picq, 72 ans, paléoanthropologue


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